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#6 – Bien vieillir dans le monde : tour d’horizon

Bien vieillir, qu’est-ce que cela signifie ?

La notion de bien vieillir est très intimement liée à la dimension culturelle de la personne, et à la dimension culturelle  de la société dans laquelle vit cette même personne. 

Ainsi, dans le monde occidental le bien vieillir exige le maintien de l’autonomie cognitive et fonctionnelle, mais en Afrique subsaharienne bien vieillir c’est pouvoir tenir les rôles sociaux associés à son âge et ce de manière indépendante à son état de santé, notamment les valeurs et coutumes ancestrales. Au Japon, bien vieillir c’est être conseiller en chef pour les problèmes familiaux, en Inde c’est le fait d’aller vers plus de spiritualité et de religiosité. En Chine, c’est pouvoir reste en contact avec ses proches. 

Toutes ces approches différentes du bien vieillir ont forcément pour conséquence d’engendrer de multiples réponses à la problématique du bien vieillir.  

De manière générale, il faut intégrer que bien vieillir passe par le maintien des liens sociaux, le maintien d’une activité physique et le maintien d’une activité intellectuelle. 

Les universités inter-âges 

Les universités inter-âges (UIA), ou universités du temps libre (UTL) ne datent pas d’hier ! Crée en 1973, la première université du troisième âge a pour objectif de proposer un accès à l’éducation permanente, à des activités culturelles et des formations diverses, tout en respectant les aspirations propres aux séniors. 

Le but derrière cette université, est dès le départ de stimuler les personnes retraitées, à l’ouverture d’esprit, à la rencontre avec les autres et finalement de créer les conditions favorables au vieillissement dans de bonnes conditions.  

Si elles étaient uniquement destinées aux séniors, ces universités se sont peu à peu ouvertes à tous les publics qui ont du temps libre et qui cherchent à continuer d’apprendre. En 2013 on comptait ainsi plus de 70 000 étudiants dans ces universités, répartis sur 250 antennes à travers toute la France. 

Les universités inter-âge se sont exportées et existent à présent sur les 5 continents. A Singapour, où 27% de la population devrait avoir plus de 65 ans en 2030, les universités du temps libre sont un modèle en plein essor ! Pour l’équivalent de 10 euros par trimestre, les étudiants peuvent choisir d’étudier la calligraphie, la peinture, l’histoire…. 

Il ne reste plus qu’à vous y mettre ! 

Prendre un animal de compagnie 

Avoir un animal de compagnie diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires liées à la sédentarité de 36% chez les séniors. 

La raison ? Le fait d’avoir un chien pousserait les séniors à sortir plus et plus longtemps ; promener son chien protégerait donc contre les maladies cardiovasculaires. En effet, les séniors ne sont que 17% à bouger plus de 4 h par semaine, et cette sédentarité augmente le risque de maladies cardiaques 

Les animaux de compagnie remplissent également un second rôle, qui est celui de rompre l’isolement et de jouer un rôle affectif important auprès des personnes. Ce rôle permet  en limitant la précarité affective, de diminuer le développement de maladies cardiovasculaires, ce dernier augmentant de 29% pour les personnes isolées socialement.

Résister à l’âgisme 

L’âgisme, mais qu’est-ce que c’est encore que cette nouvelle invention ?  

Selon la définition développée par l’union européenne, « l’âgisme est un préjugé contre une personne ou un groupe de personnes en raison de l’âge ». 

Aujourd’hui la population vieillit de plus en plus et le nombre de personnes âgées augmente. Si ce constat est indéniable, il est également indéniable que les conjonctures actuelles tendent à stigmatiser et à discriminer les personnes âgées, ce qui donne une perception négative du vieillissement. C’est le constat que dresse l’OMS dans sa stratégie 2016-2020 relative au vieillissement, ce constat va même plus loin, car il indique que les personnes ayant une perception négative du vieillissement pourraient vivre 7,5 années de moins que ceux ayant des attitudes positives à cet égard.  

Devant la nécessité de changer le regard que porte la société sur les séniors, un rapport public a été publié par la députée Audrey Dufeu Schubert. Elle propose dans ce rapport intitulé « Réussir la transition démographique et lutter contre l’âgisme » des pistes de travail en s’engageant sur la sphère individuelle et intrinsèque de la personne vieillissante, l’entourage élargi de la personne vieillissante et sur la reconnaissance sociétale du vieillissement.  

Le but, in fine est de mieux intégrer les séniors dans la société et de réconcilier les générations  entre elles !  

Pour prendre connaissance de ce rapport, nous vous invitons à suivre le lien suivant : https://vie-publique.fr/rapport/272421-reussir-la-transition-demographique-et-lutter-contre-lagisme