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Qu’est-ce que l’actimétrie ?


De plus en plus de produits et de services liés à la préservation de l’autonomie à domicile parlent d’actimétrie. Mais au fait… c’est quoi l’actimétrie ? 

Les origines de l’actimétrie 

L’actimétrie, à l’origine, est une activité du domaine médical. C’est la mesure et l’enregistrement du rythme veille-sommeil, à l’aide d’un actimètre, en général un accéléromètre ou tout autre système permettant de quantifier le mouvement, et d’un système d’enregistrement. Ces dispositifs servent dans ce cadre à analyser la qualité du sommeil des personnes pour leur proposer un accompagnement en vue de l’améliorer. 

Grâce aux progrès techniques, les dispositifs d’actimétrie permettent aujourd’hui de mesurer de plus en plus d’activités : sommeil, marche, mouvement, mais aussi, repas, douches, etc. 

Le développement de l’actimétrie dans les gérontechnologies 

Les gérontechnologies sont nées du besoin croissant de trouver des solutions complémentaires aux aides techniques et aux aides humaines existantes, face au vieillissement de la population. Au sein de ces gérontechnologies, une large part est donnée à la télémédecine, qui permet de pallier les déserts médicaux et les éventuelles difficultés de mobilité des personnes vieillissantes, et au télémonitoring, qui permet, grâce à l’actimétrie, d’identifier les différentes activités des personnes dans leur logement pour détecter d’éventuels accidents au domicile, comme la chute, ou identifier des changements d’habitudes révélateurs de l’installation d’une fragilité. 

L’objectif de ces gérontechnologies est donc bien de répondre à des besoins non-compensés par les prises en charge humaines classiques ; de venir compléter et non remplacer l’action humaine auprès du public sénior et vulnérable. 

La première génération de solutions de télémonitoring 

Les premières solutions de télémonitoring qui ont vu le jour reposaient sur l’analyse du mouvement des personnes au sein de leur logement. Ces solutions se sont d’abord fondées sur des dispositifs portés, du type montre ou bracelet, comme par exemple le système de l’entreprise Vivago. Face à une adhésion assez faible des séniors à ce type de dispositifs, le jugeant trop intrusif, on a vu émerger de nouveaux types de dispositifs à installer cette fois dans le logement. 

Ces derniers, jugés moins intrusifs, permettent d’identifier le temps passé dans chaque pièce du logement et les mouvements au sein d’une pièce et d’une pièce à l’autre. Ils permettent d’identifier le niveau d’activité, de détecter des phases d’inactivité prolongée et de détecter des chutes. Ils répondent à un besoin de plus grande sécurité au sein du logement et de détection d’accidents. On peut citer ici les systèmes des entreprises Predical ou Telegrafik. 

Les solutions de télémonitoring nouvelle génération 

S’appuyant sur les progrès en électronique et en analyse de données, les solutions de télémonitoring nouvelle génération cherchent à aller encore plus loin, pour offrir à la fois une plus grande sécurité pour les séniors dans leurs logements, mais aussi la possibilité d’identifier des dérives comportementales de façon précoce pour permettre la mise en place d’actions de prévention par les aidants, notamment professionnels. 

Pour cela, il a fallu faire évoluer les données mesurées par les capteurs d’actimétrie. Il a fallu aller au-delà de la simple notion de mouvement, afin d’offrir une vision plus qualitative des événements qui se produisent au sein des logements. Cette évolution est notamment possible grâce aux capteurs environnementaux : température, qualité d’air, niveau sonore…, comme ceux proposés par l’entreprise Janasense. Plutôt que savoir si une personne est dans sa cuisine, on cherche à savoir si elle se prépare des repas, plutôt que savoir si une personne est dans sa salle de bain, on cherche à savoir si elle prend une douche. Ce type de dispositifs permet donc d’offrir des informations sur la nature des activités dans les pièces et donc des informations plus riches permettant d’initier le dialogue avec les personnes accompagnées, pour une prise en charge plus personnalisée et, surtout, en amont de l’accident ou de la fragilité avérée. Ce type de dispositifs permet d’entrer dans une véritable démarche de prévention. 

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